2012


 

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Algolsheim Remettre les pendules à l’heure

 

Collectionneur franc-comtois, Michel Cazzadori, présentera dimanche à Algolsheim les machines qui servent à la fabrication de montres et d’horloges. DR

Grand collectionneur d’horloges qu’il aime remettre à neuf, Michel Cazzadori sera présent dimanche au 2e Horloge troc d’Algolsheim.

C’est l’association des Jeunes sapeurs-pompiers d’Algolsheim avec son président Jean-Michel Dassonville qui organise pour la 2e année consécutive une bourse exposition dénommée Horloge Troc qui se tiendra dans la salle polyactivités d’Algolsheim ce dimanche 18 mars de 8 h à 18 h. Cette journée unique en son genre dans le Grand Est permettra aux nombreux visiteurs de découvrir des pendules, des horloges et autres réveils. Une vingtaine d’exposants seront ainsi présents venant d’Alsace, de Franche-Comté, de Suisse et d’Allemagne et parmi eux Michel Cazzadori, un grand collectionneur qui vient de Maiche, en Franche-Comté

« Depuis trente ans, dit-il, je collectionne les machines qui ont servi à la fabrication de la montre en général et sur l’échappement à cylindre, car le plateau de Maiche est le berceau de l’échappement cylindre. Pour la fabrication de la roue de cylindre, il a fallu 32 opérations et sur le cylindre (écorce), il en fallait 22 ». Michel Cazzadori rénove ces machines, il les démonte entièrement pour en enlever la rouille et les polir jusqu’à ce qu’elles soient comme neuves, et en état de marche. À Algolsheim, il sera présent pour expliquer aux visiteurs et faire son travail de rénovateur. Il va notamment présenter la machine de Renaud de Battenans, la plus ancienne des machines de G. Pumpel de Frambouhans.

Lors de cette journée, les organisateurs proposent aussi un repas au prix de 7 € avec au menu : sauté de volaille provençal, riz pilaf. On trouvera aussi sur place un stand de pâtisserie et une buvette. Pour les repas, s’adresser à Jean-Michel Dassonville, 5 rue des Jardins à Algolsheim.

Y ALLER Dimanche 18 mars de 8 h à 18 h dans la salle polyactivités d’Algolsheim. Le prix d’entrée est de 1 € (le ticket d’entrée donnant droit à la participation pour le tirage d’une tombola). L’entrée est gratuite pour les enfants.

le 17/03/2012 à 05:00 par L'Alsace 

 

Les Dernières Nouvelles d'Alsace

20 mars 2012 

 Algolsheim Deuxième « Horloge Troc »

 

Passion en mouvement

De l’horloge comtoise à la montre, en passant par les pendules et les réveils, 500 visiteurs ont traqué les mouvements rares ce week-end à Algolsheim. Photos DNA – Nicolas Pinot

Rares en France, les bourses d’échange d’horlogerie pourraient connaître un regain d’intérêt dans les années à venir. Ayant doublé le nombre d’exposants et de visiteurs, la 2 e édition de l’« Horloge Troc » d’Algolsheim en est un parfait exemple.

Les manifestations sont plus nombreuses en Franche-Comté, creuset de l’horlogerie française, mais la bourse d’Algolsheim tend à se frayer une bonne place sur le calendrier des bourses horlogères françaises.

Pourquoi Algolsheim ? Si son maire André Sieber en est l’organisateur avec l’amicale des jeunes sapeurs-pompiers de la commune, l’homme n’en est pas moins un fervent amateur d’horloges comtoises, aux multiples savoir-faire puisque les mouvements – bien souvent très anciens – exigent une maintenance fort pointue.

« Je restaure en autodidacte, indique André Sieber, qui a commencé d’abord à se consacrer aux petits pendules. C’est un travail manuel, mais aussi et surtout intellectuel. »

D’autant qu’il s’intéresse de près à l’aspect historique des objets, comme la signification des gravures. Ces dernières ornent bien souvent le balancier, le couronnement (cadre de la pendule) ou sont taillées dans le « coffre » en sapin pour les plus humbles, en merisier ou noyer pour les plus nobles.

Et sur les pendules « de cheminées », des bustes rendent généralement hommage à des personnages historiques et locaux.

« Beaucoup de jeunes vont travailler en Suisse »

Guy PETIT

Quant à la mécanique de précision, elle a très peu de secrets pour Guy Petit, brucelles à la main (petite pince), micros (loupe) rivé à l’œil gauche.

Le Franc-Comtois est maître-horloger : « Je donne des cours de formation dans des organismes spécialisés dans l’horlogerie. »

Le domaine est tout sauf élitiste : « Nous manquons cruellement de formateurs, face à une surcharge de demande. Beaucoup de jeunes vont travailler en Suisse ensuite. » Vaste et valorisant, le secteur bouge beaucoup en ce moment, avec un nombre croissant de bourses et de centres de formation.

À Algolsheim, Guy Petit a apporté quelques montres de sa fabrication, dont une déjà « vintage », montre digitale des années 70 « à chiffres à diodes », ainsi que de l’outillage spécifique comme un charmant « outil à replanter les roues » toujours usité mais dont la conception demeure inchangée depuis six siècles…

Bilan très prometteur pour la bourse d’Algolsheim qui, mêlant habilement la collection, la technique et l’histoire, a su attirer un public conséquent venu de Suisse, d’Allemagne, du Jura ou du Lot. Avec 20 stands et près de 500 visiteurs, la manifestation a doublé les chiffres de la première édition.

par Nicolas Pinot, publié le 19/03/2012 à 18:17 par les Dernieres Nouvelles d'Alsace